Embrun
<br />Le vent glisse sur ton visage, négligemment <br />Y dépose un souffle venu d’un ailleurs <br />Tu exposes ton regard vers les galets de cette plage <br />L’embrun aimerait se glisser en cet endroit dissimulé <br />Se lover, étreindre tes pensées les plus insondables <br />Réveiller les démons enfouis en ton être intérieur. <br />Le vent n’a pas négligé tes malheurs, succinctement <br />Il souffle comme la bise venant effleurer les frimas de ton cœur <br />Éveille en toi le plaisir qu’illumine ton regard, insondable bonheur; <br />Tu fais face à la mer, négligemment tu offres ton corps à la lumière <br />T’abandonnant aux plaisirs de la chair, laisse choir des doigts disgracieux <br />Vaguelettes léchant discrètement, comme la marée montante <br />Le répit ne peut se faire, ton con se fait l’appel d’une histoire infinie <br />Tu ouvres un chapitre sur ton ombre chancelant sur ce sable négligé <br />Écarte un soupçon d’allégresse en toisant les cris de ce goéland blessé, <br />Chancèle un glissement vers l’obscur plaisir, l'écrin d'or vibre à cette faveur <br />Le roulis se meut deviens perceptible à cette fureur montante, décadente; <br />L’encre n’a plus qu’une odeur inondant les parois... <br />Une plume vient se fondre en toi. <br /><br />