Interview de Pascal Rabaté pour son film "Cavaliers Faciles"
Inspiré par le célèbre road movie américain « Easy Rider » (1969), « Cavaliers faciles » n'est « ni une fausse fiction, ni un vrai documentaire, mais un film hybride» souligne Pascal Rabaté pour définir son travail. Il relate avant tout une aventure humoristique à travers le voyage itinérant de deux personnages (Pascal Rabaté, Philippe Jean) qui trouvent leurs petits bonheurs au hasard de fêtes de village, de parties de pêche, de haltes au camping, de rencontres humaines et… de leur penchant naturel pour la boisson. « Bien que grinçante, cette peinture sociale dépeint l'amour des paysages, des gens et traduit le bonheur simple des petits riens » ajoute Laurent Galmot.
Au guidon d'une mobylette tractant une remorque pour l'un, au volant d'une voiture sans permis pour l'autre, affublés de maillots de foot aux noms de Zidane et de Barthez, les deux frères entreprennent la traversée de leur Amérique à eux, du côté d'Ingrandes, de Saumur, du stade Jean-Bouin d'Angers, sur les bords de la Loire, à la fête de la grenouille, au coin d'un bar, au milieu des gens. « Mes influences me portent vers le cinéma muet, la mise en avant des personnages, le décor. On a voulu un film bricolé, décalé, pas une parodie. Je fais l'apologie du canevas, comme pour l'affiche du film » précise le réalisateur.
Tourné durant deux été en Anjou avec des comédiens professionnels (David Salles, Sacha Bourdo) et des acteurs villageois, sans le financement de la Région, le film explore désormais les circuits de distribution pour vendre des copies et se faire une place au soleil du cinéma français. C'est une autre aventure, bien réelle celle-là, qui démarre désormais pour les producteurs de « Cavaliers faciles » qui ont déjà des pistes avec des distributeurs belges.