On les appelle les « fintech », contraction de "finance" et "technologie". Ces start-up innovantes entendent chambouler le milieu conservateur de la banque et de la finance à coup de nouvelles technologies. En Belgique, les fintech ont décidé de dépasser les frontières en partant à l’assaut du marché français. La plate-forme bruxelloise de prêts en ligne (« crowdlending ») Look & Fin, créée en 2012, se positionne aujourd’hui dans le Top 3 français et occupe 85 % du marché du secteur en Belgique. Autres exemples ? Edebex, qui a débuté fin 2016 ses opérations françaises et a passé un partenariat avec l'assureur-crédit Euler Hermes ou encore IbanFirst, une sorte de banque en kit pour les PME fondée par un Français et basée à Bruxelles. Cet axe Bruxelles-Paris est lié au modèle économique des fintech. Ces dernières prélèvent généralement des frais réduits sur des volumes de transactions le plus important possible. D'où la course à la taille observée de part et d'autre de la frontière.