Dans la nuit de dimanche 31 août à lundi 1er septembre, la toiture de l'entreprise Pro Élec Diffusion, à Vitrolles, s'est effondrée sous le poids de l'eau. Les dégâts sont considérables et l'activité d'une vingtaine de salariés est à l'arrêt.
La nuit de dimanche 31 août (https://www.laprovence.com/article/societe/91181745824239/alerte-orages-120-mm-de-pluies-tombes-a-orange-70-a-marignane-le-bilan-meteo-dune-nuit-agitee) à lundi 1er septembre a viré au cauchemar pour l'entreprise Pro Élec Diffusion, installée depuis une dizaine d'années dans la zone industrielle de l'Anjoly, à Vitrolles (https://www.laprovence.com/article/region/35891057345263/la-residence-insalubre-lune-declaree-dangereuse-et-evacuee-pour-des-raisons-de-securite-a-vitrolles).
Vers 4 heures du matin, une alarme s'est déclenchée, laissant croire à une intrusion. "Quand on a essayé d'ouvrir l'atelier, l'eau dégoulinait de partout. On a vu que le toit s'était effondré", raconte Romain, l'un des employés.
Des milliers d'euros de perte
Les pompiers sont rapidement intervenus pour sécuriser le site et les établissements voisins, dont l'entreprise Mistras située à quelques mètres. Un périmètre de sécurité a été mis en place.
Les dégâts sont considérables : les bureaux sont inondés (https://www.laprovence.com/article/region/13371487919840/alerte-meteo-des-pluies-diluviennes-attendues-dans-certains-secteurs-de-provence-toutes-nos-precisions), les armoires électriques industrielles (TGBT) entièrement détruites. "On a perdu de la marchandise prête à partir, du matériel sensible. C'est des milliers et des milliers d'euros de pertes", souffle un salarié.
Dès l'aube, les vingt employés ont tenté de sauver ce qui pouvait l'être en transférant du matériel vers un second local. Mais l'accès à la zone balisée reste interdit en raison du risque d'effondrement. Au total, près de soixante personnes, ne peuvent plus travailler sur place.
L'hypothèse privilégiée par les salariés est celle d'une accumulation d'eau sur la toiture : les feuilles mortes auraient bouché les évacuations, provoquant une stagnation jusqu'à l'effondrement complet. La structure fragilisée présente désormais un danger électrique majeur. En attendant, la production est totalement arrêtée.
Une partie des équipes s'organise en télétravail, d'autres cherchent des solutions pour relocaliser leur activité de tableautier consistant à la fabrication d'armoires électriques destinées à l'industrie et à la pétrochimie, du matériel cher et sensible, donc. "On ne sait pas combien de temps cela prendra. On est tous sous le choc", confient-ils.