Daniel Psenny habite juste à côté du Bataclan. Le 13 novembre 2015, la guerre s’invite sous sa fenêtre. À la lumière des réverbères, le journaliste filme par réflexe le chaos avec son téléphone. Des dizaines de personnes affolées, blessées, en panique. Lorsqu’il réalise et se précipite dans la rue, une balle lui transperce le bras. Dix ans après, Daniel Psenny, hanté par ce carnage, a retrouvé ces anonymes du Bataclan. Dans ce film exceptionnel, cinq d’entre eux se souviennent et racontent leur vie aujourd’hui.
C’était il y a dix ans. J’habitais dans le passage Saint-Pierre Amelot, une paisible ruelle du XIème arrondissement de Paris, le long du Bataclan. Ce 13 novembre 2015, la guerre s’est invitée sans prévenir sous mes fenêtres. Il était 21h40. Devant mes yeux, la mort s’est faufilée dans la rue, a semé son chaos et dispersé son effroi. De tout cela, j’ai été à la fois un observateur, un témoin, un sauveteur, une victime, puis un miraculé. J’ai été grièvement blessé au bras par une balle de Kalachnikov alors que je portais secours à un blessé dans la rue. Cette nuit-là, j’ai aussi été un homme avec sa peur et un journaliste qui a filmé des images de la folie terroriste de ce 13-Novembre. Dignité Dix ans ont passé. Un très long procès a permis de juger et de condamner les terroristes et leurs soutiens. L’État de droit a vaincu la barbarie. Plus de mille parties civiles sont venues témoigner, raconter l’horreur, la peur, la tristesse, la douleur. Ce fut un long fleuve de mots choisis, de sanglots, de silences, d’émotions, de bienveillanc... Lire la suite sur notre site web.
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