Jérémie Patrier-Leitus, le président de la commission d'enquête sur l'Audiovisuel publique n'a pas vraiment apprécié cette chronique mise en avant sur les réseaux sociaux de France Inter, et il le dit dans une série de messages postés sur le réseau social X. Un chronique signée par Merwane Benlazar, celui qui avait déjà créé la polémique dans l'émission de France 5 c'est à vous, dans laquelle.
En janvier 2025, l’humoriste s’était déjà fait épingler à l’occasion de sa première chronique dans l’émission C à Vous, sur France 5, après la découverte d’anciennes publications sur les réseaux sociaux. «La place d’une femme est à la demeure auprès de son père. Crains ton seigneur», écrivait-il en 2021.
Il avait également qualifié les téléspectateurs de Miss France de «porcs».
«Une femme pour me faire à manger» ; «mes frères en islam, qu’Allah vous éloigne des femmes arabes à 10.000km» ; «Les femmes, sans le ménage, vous seriez des grosses?», avait-il également publié, sous couvert d’humour. Il relayait également régulièrement des conseils religieux, et recommandait des sites pour acheter des livres islamiques.
Cette fois, c'est donc sur France Inter que Merwane Benlazar s’est livré à un long pamphlet contre les médias donnant la parole aux parties qu'il qualifie d'extrême droite:
"On a été trop gentils avec l’extrême droite. Mettre un facho au micro, c’est légitimer ses idées (...) Et souvent, quand on donne la parole aux racistes, c’est sous couvert qu’“on reçoit tout le monde ici”. (...)
À quel moment c’est devenu un bon argument, une bonne chose, de “recevoir tout le monde” ? T’es un média, t’as une responsabilité, j’attends de toi que tu fasses le tri avant de recevoir les gens !"
Tout cela se faisant sous les éclats de rires de toutes les personnes en plateau.
Jérémie Patrier-Leitus, le président de la commission d'enquête sur l'Audiovisuel publique, a donc réagit à cette publication :
"Monsieur Merwane Benlazar, votre appel à la censure politique et au cordon sanitaire médiatique, sous couvert d’humour, dans l’émission Zoom Zoom Zen sur France Inter est grave et inacceptable.
La loi oblige l’ensemble des médias audiovisuels a fortiori publics de respecter le pluralisme politique qui est un pilier de notre démocratie. Ces propos ont été relayés sur les réseaux sociaux de France Inter.
Je proposerai au rapporteur et au bureau de la commission d’enquête de convoquer Matthieu Noël, le producteur de l’émission, le rédacteur en chef, ainsi que le directeur du numérique et la personne chargée des réseaux sociaux de France Inter."