Grosse tension entre une juriste et un psychologue en direct sur le plateau de "Morandini Live" sur Cnews : "Moi, c'est un métier que j'ai exercé. Vous, non!" - Regardez

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Ce jeudi matin, dans "Morandini Live" en direct sur CNews, Jean-Marc Morandini et ses invités sont revenus sur deux affaires qui se sont produites dans deux écoles.

La première affaire concerne des faits qui se sont produits à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines. Dans une école, une fillette de CM2 a apporté un couteau de cuisine en classe, avant de menacer de mort une camarade avec laquelle elle était en conflit.

L'arme était cachée dans sa trousse. La famille de l’écolière menacée a porté plainte.

La deuxième affaire est quasiment identique. Les faits se sont produits en Haute Garonne, à la cantine de l’école élémentaire de Cugneaux. Deux élèves de CM1 ont proféré des menaces de mort contre plusieurs de leur camarades en brandissant un couteau.

Agés d’environ 9-10 ans, les deux enfants ont proféré des phrases très violentes en direction d’un groupe d’élèves, allant jusqu’à dire « je vais te tuer ».

D'ailleurs, un des enfants visés a été profondément choqué psychologiquement par l’incident et a déclaré avoir peur désormais de retourner à l’école après ce qui s’est passé.

Jean-Marc Morandini a alors interrogé le psychologue Jean Doridot.

Ce dernier a d'abord déclaré: "Il faut d'abord de rappeler qu'un enfant de 10 ans qui vient à l'école avec un couteau, c'est un enfant victime. C'est un enfant victime parce que les adultes sont là pour protéger les enfants, et un enfant de 10 ans, ou de 11 ans, ou de 12 ans, ou de 9 ans, n'a pas à avoir d'armes blanches sur lui."

Et d'ajouter: "Donc effectivement, sur le rôle des parents, ça c'est un fait qu'il y a manifestement une carence éducative, et d'ailleurs j'imagine qu'une enquête sociale va être ordonnée dans les deux affaires. Et il y a aussi un problème au niveau de l'école, puisque c'est aussi le rôle de l'école, de l'institution, de faire en sorte que ce genre d'incidents ne se produisent pas."

"Et sur le sujet, vous savez bien qu'il y a en France une faille colossale entre l'école publique et l'école privée, et dès que les personnes peuvent mettre leurs enfants dans le privé, elles le font, et donc on a une concentration aujourd'hui d'enfants plus ou moins à problèmes ...",a-t-il poursuivi.

Avant de poursuivre: "Il y a des enfants qui sont manifestement en danger de par les carences éducatives qu'ils subissent, et c'est un vrai problème, en l'occurrence, de ce que j'ai compris, de ces deux écoles qui ne parviennent pas à maintenir un climat de sécurité. Ce pauvre enfant qui a pris la défense du groupe de filles, effectivement, aujourd'hui, il est traumatisé, ses menaces de mort sont extrêmement graves, et il est nécessaire que les institutions publiques fassent quelque chose."

"Or, on le sait bien, nous avons en France des centres éducatifs fermés, des centres éducatifs renforcés pour justement ces mineurs à problème, sauf que l'institution qui s'occupe de ça, c'est la PJJ, la Protection Judiciaire de la Jeunesse, et la PJJ en France, c'est un naufrage.", a-t-il affirmé.
Jean D

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