L'ancienne animatrice télé Alessandra Sublet revient sur son choix d'arrêter la télé, dans "Quelle époque" : "J'ai été sur une autoroute à 300 km heure, j'avais une ambition dingue..."

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À l'occasion de la sortie de son premier roman, “Toi que je n'attendais plus” , Alessandra Sublet revient sur son parcours et sur son choix de quitter la lumière des plateaux télé. C'était hier soir, sur le plateau de "Quelle époque" sur France 2, et en retraçant son parcours de France 5 à TF1, Alessandra Sublet a affirmé :

"Moi j'estime que pendant 20 ans j'ai été sur une autoroute à 300 km heure et que j'ai jamais pris une bande d'arrêt d'urgence, d'ailleurs j'ai fait des congés mat de 15 jours à chaque fois pour mes deux grossesses. C'est pas anodin.

J'avais une ambition dingue et ambition d'ailleurs c'est pas un vilain mot, il faut le dire, c'est une question d'envie, c'est aller au bout de ses envies, c'est important et c'est chouette aussi d'en parler, donc en fait j'étais à fond, je ne peux pas dire mieux.

D'ailleurs tous les gens avec qui j'ai travaillé me disaient « ah non, elle ne se drogue pas, elle ne boit pas, elle fait du sport, elle est à fond » et c'est vrai.

Donc à un moment donné, je pense que la vie m'a bousculée et il s'est passé plein de choses dans ma vie personnelle qui m'ont permis de me rendre compte qu'il fallait que ça s'arrête. Il fallait que je prenne, vous savez, comme si vous passiez en slow motion et ça m'a fait énormément de bien.

J'ai beaucoup travaillé sur moi, c'est pour ça il y a beaucoup d'interviews qui sont reprises quand ils disent « j'en ai chié, j'ai pleuré », mais c'est pas à la télévision que j'en ai chié et que j'ai pleuré, même si c'est dur, c'est après parce que quand vous faites ce travail sur vous.

Quand vous commencez à vous poser, quand vous avez deux divorces à votre actif, c'est pas de la faute de l'autre, il faut aussi vous poser des questions sur ce que vous êtes, sur qui vous êtes, sur le chemin que vous avez pris, c'est trop facile de dire c'est la faute de l'autre, le premier responsable c'est moi.

On se retrouve dans des schémas qui sont tout le temps les mêmes, il faut changer le logiciel, donc pour faire tout ça, il faut tout laisser poser et vraiment avancer tranquillement.

C'est dur mais quand on l'a fait, c'est le chemin de l'épanouissement, ça veut dire qu'on a réussi à dire non, ça veut dire qu'on a fait des choix et c'est notre vie, c'est pas celle des autres, c'est nos envies, pas celles que les autres aimeraient pour nous.

Je crois qu'en fait il est important à un moment donné qu'on prenne le temps de regarder ce qui se passe chez nous et du coup après ce qui se passe chez les autres.

Il n'y a plus cette bienveillance, je trouve, qu'on avait à une époque peut-être et qui manque.

Je suis quelqu'un de profondément gentil et parfois la société heurte énormément et je pense qu'il faut essayer de repartir en tout cas dans quelque chose de beaucoup plus doux, ça c'est sûr."

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