OM : Benatia-Longoria, de la friture sur la ligne

La Provence 2026-01-31

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Six entraîneurs des pros, deux directeurs du football, trois patrons de la formation, près de 150 mouvements de joueurs... Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Ajoutez-y un comité de direction régulièrement renouvelé, une valse incroyable chez les médecins, les kinés, les préparateurs physiques, les responsables du scouting, les recruteurs et même dans l'encadrement des féminines. Depuis que Pablo Longoria a été nommé président, fin février 2021, le turnover est permanent à l'OM.
"On ne sait plus qui est qui à La Commanderie, on en rigole entre nous, mais c'est affligeant", souffle un habitué des lieux, ayant la chance d'être encore en poste (jusqu'à quand ?). "Chaque fois qu'il est agacé ou vexé, il sort la personne. Il y a toujours un coupable. Et peu importe si tu es son ami depuis la maternelle", renchérit un ancien salarié, presque soulagé de ne plus faire partie de ce navire à l'équipage changeant chaque saison ou presque. Les procédures devant les prud'hommes se multiplient donc et elles ne tournent pas toutes en faveur du club marseillais, loin de là.
Cet environnement instable, Medhi Benatia le connaissait déjà avant d'accepter sa mission. Ces temps-ci, l'ancien défenseur du Bayern Munich et de la Juventus n'est donc pas franchement étonné de voir que son écurie de cœur s'enfonce à nouveau dans le sable mouvant. Il s'appuie sur ses fidèles, placés depuis un an et demi à divers étages de la maison ciel et blanc, mais ceux-ci ne sont pas forcément les mêmes que ceux de son président.
Après avoir répété à maintes reprises en privé que l'OM avait davantage besoin de ses services que l'inverse, l'enfant d'Evry a changé de refrain cet automne en se projetant sur une suite qui ne se ferait pas forcément avec lui. Bluff ou pas, il n'est absolument pas certain qu'il soit encore là en 2026-27. Il faut dire que ses rapports avec son président, qui, en 2023, vantait le futur grand dirigeant international qu'il voyait en lui, ne sont plus au beau fixe selon plusieurs sources concordantes.
Aucun clash. Aucune prise de tête publique. Mais un sentiment de lassitude du côté de l'ex-international marocain, hyper connecté, en première ligne sur tous les dossiers, mais dont le travail (conséquent) n'est, selon lui, pas assez mis en valeur, notamment par les médias. Un manque de reconnaissance qu'il vit comme une injustice. Et ce n'est pas la seule chose que le bonhomme, particulièrement susceptible, n'apprécie pas. Les premiers signaux d'alerte ont fuité en décembre, après le déplacement à Saint-Gilles, en Belgique, auquel il n'a pas participé pour raisons personnelles. Sans que l'on connaisse le motif de son insatisfaction, le directeur du football olympien a commencé à bouder et à se détacher de l'Espagnol (https://www.laprovence.com/article/om/1881882526359314/om-le-billet-cest-qui-le-patron), désormais très proche d'Alessandro Antonello, le nouveau DG, focalisé sur les finances et les structures (de nouveaux salons ont été aménagés au Palais des sports pour accueillir les VIP avant les grandes affiches).

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